Bonne gouvernance dans la politique au Maroc, pour quel développement ?

Auteur : NABIL Lahcen & AFKIR Lhoucine


Résumé:

La « bonne gouvernance », présentée comme manière de mieux gouverner, est un outil à la mode pour légitimer le pouvoir. Nous concevons qu’elle passe à travers la démocratisation, la transparence, la décentralisation, la déconcentration, le développement durable, la gestion participative, le développement humain, etc. Cette nouvelle légitimité est plus conforme pour des groupements supra-étatiques telle l’Union européenne, à défaut d’autres fondements. Concept imposé aux pays en développement, principalement pour la sauvegarde des intérêts des grandes puissances ou des multinationales, nous allons voir comment il est en étroite relation avec la crise de l’Etat et l’évolution de son pouvoir. Nous allons expliquer comment la bonne gouvernance est administrée de l’extérieur, et présente ainsi plus d’inconvénients que d’avantages. Il peut être vain d’essayer d’approcher l’évolution et les tendances du pouvoir public via ce nouveau concept qui, à notre sens, demeure insaisissable (pas d’institutions ni de législations spécialisées), analogiquement avec ces slogans plutôt publicitaires comme la décentralisation, l’Etat de droit, etc. Il parait qu’une « décentralisation formelle » prend le pas sur la tendance vers de vraies décentralisations et démocratisation du pouvoir de l’Etat surtout dans les pays en voie de développement. L’Etat de droit demeure une illusion cherchée et rarement atteinte. Les tendances des politiques économiques du Maroc, en optant pour l’international seul, adoptées par secteurs successivement ont abouti à une succession d’échecs, ainsi ces tentatives de réformes formelles ne peuvent jouer que le rôle de calmants ; les efforts en sont ainsi au-delà des attentes.

Télecharger le PDF

Aucun commentaire pour le moment


Formulaire en cours de chargement...