PLANTES MEDICINALES ET AROMATIQUES MAROCAINES : OPPORTUNITES ET DÉ FIS
Auteur :Abdelmalek EL MESKAOUI, Dalila BOUSTA, Abdelk ader DAHCHOUR, Hassane GRECHE, El Houssaine HARKI, Abdellah FARAH & Abdeslam ENNABILI
Résumé:
Affichant un tauxde croissance annuel de 25 %, les plantes médicinales forment un créneau en plein essor au niveau mondial (VANN1998). L’Organisation Mondiale de la Santé estime que la médecine traditionnelle couvre les besoins en soins de santé primaires de 80% de la population des pays en voie de développement (VINES2004). Les plantes jouent encore un rôle très important dans les traditions médicales et dans la vie des habitants au Maghreb, mais les règles de leur utilisation manquent parfois de rigueur et ne tiennent pas compte des nouvelles exigences de la thérapeutique moderne (BELLAKHDAR2006).
Depuis les années 80, on assiste à un regain d’intérêt pour la culture des plantes aromatiques et médicinales (PAM) aussi bien dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement. Dans les pays industrialisés, on s’intéresse aux PAM comme cultures de substitution à une agriculture moderne intensive souffrant de la surproduction à l’échelle mondiale (céréales par exemple). Ce type d’agricultures est souvent considéré comme une culture bien adaptée à des régions défavorisées (régions montagneuses par exemple). Dans les pays en voie de développement, la culture des PAM est perçue comme un moyen de diversification de l’activité agricole. Elle est aussi considérée comme une activité fortement intéressante pour les régions défavorisées grâce aux opportunités d’emplois qu’elle offre. C’est le cas du Maroc qui par sa situation géographique dispose d’une flore riche par sa diversité, il dispose d’environ de 4200 espèces dont seulement une centaine est exploité actuellement.